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Crise de la Trentaine: Tout se joue entre 30 et 40 ans (partie 1)

Depuis que j’ai eu 30 ans, je ne me suis jamais posé autant de questions existentielles. C’est d’ailleurs un peu le-pourquoi-de-ce-blog: partager mon expérience de trentenaire aspirant quadra… et idéalement recevoir des retours d’expériences, et faire des connaissances qui pourraient déboucher sur des projets ambitieux.

J’ai le sentiment d’être entré dans la décennie la plus importante de ma vie. Et pour cause, c’est une décennie au cours de laquelle nous faisons un certain nombre de choix décisifs. Qu’il s’agisse d’orientation professionnelle, ou qu’il s’agisse de choix personnels comme le mariage, avoir des enfants ou encore l’achat d’une maison.

Autant de décisions qui ne se prennent pas à la légère et qui nous engagent pour le reste de notre vie. Et puis sous-jacent à tout ça, il y a bien sûr les questions relatives à l’argent et à la santé – physique, émotionnelle, mentale, spirituelle – les deux étant intimement liés comme je l’ai découvert au travers de l’histoire inspirante de James Altucher et de son livre Choose Yourself (qui m’a donné l’envie d’écrire ce blog).

 

Apprendre à se détendre - Copyright MEK

Apprendre à se détendre – Copyright MEK

Le Travail

La question de l’orientation professionnelle est sans doute la question la plus centrale dans la vie d’un trentenaire de sexe masculin. Dans un premier temps elle est directement liée à la question de l’indépendance vis à vis des parents. Pour beaucoup d’entre nous le premier contrat de travail (idéalement un CDI) est la clef qui ouvre la porte vers l’autonomie financière à l’égard des parents.

Tu es (enfin!) capable de t’assumer. Tu quittes alors ton petit (surtout à Paris) logement étudiant ou ta colocation et pars à la recherche de ton premier-presque-chez-toi. Tu as désormais gagné le droit de payer ton loyer seul comme un grand! Tu t’achètes TA première bagnole. Tu payes au resto pour toi ET (le cas échéant) ta nana… la classe! Le week-end tu payes TA tournée. Et puis tu t’entoures d’objets high-tech dont tu deviendras peu à peu accros…

Très vite l’aspect professionnel ne se résume plus simplement à la question de l’indépendance vis à vis des parents mais à notre capacité à accéder à un certain statut social: le fameux pouvoir d’achat.

Pas étonnant alors qu’au début de notre parcours professionnel (entre 30 et 40 ans) nous soyons tant obsédés par des considérations salariales, parfois au détriment du reste. Pas étonnant non plus qu’au nom d’une certaine sécurité de l’emploi nous nous orientions vers des filières reposant essentiellement sur des facteurs économiques, parfois au détriment de nos passions et autres rêves d’enfants.

A quoi cela conduit-il?  Et bien cela conduit à de l’insatisfaction. Nous nous retrouvons alors à nous plaindre régulièrement de notre salaire – jamais à la hauteur de nos prétentions.

Mais la réalité est qu’en effet nous ne sommes sans doute PAS ASSEZ PAYÉS  pour ce que nous DEVRIONS faire – la logique économique veut que vous coûtiez moins cher à votre employeur que ce que vous lui rapportez – mais probablement TROP PAYÉS pour ce que nous faisons RÉELLEMENT.

Pensez s’y une minute et soyez honnêtes… Si vous acceptez un boulot avec lequel vous n’avez pas d’atomes crochus et que votre seule motivation c’est votre paie à la fin du mois et la perspective de vos prochaines vacances, n’est-il pas normal dans ces conditions de considérer que vous êtes trop payé? Pourquoi seriez-vous candidat à une augmentation? Après tout une augmentation ça se mérite non?

En fait si l’on est honnête avec soi-même , se plaindre en permanence de son salaire, c’est d’une certaine manière faire l’aveu que l’on est pas à sa place. C’est faire l’aveu que l’on s’est trompé de job (a) et/ou d’orientation professionnelle (b). Un examen personnel s’impose!

Il vous reste alors à prendre une décision importante:

a) Cas facile: vous adorez vraiment ce que vous faites et malgré votre dévouement, votre chef fait preuve d’un manque de considération manifeste. Auquel cas vous vous êtes trompé de job. Il est tant pour vous d’aller voir ailleurs.

b) Cas plus compliqué: votre chef est globalement juste avec vous, l’ambiance est bonne avec vos collègues mais vous souffrez malgré tout d’un manque de motivation pour accomplir votre labeur. Vous vous êtes sans doute trompé d’orientation professionnelle. Dans ce cas, il n’y a pas de solution miracle: il faut envisager le virage à 180 degrés et s’armer de courage et de patience.

Quelle est ma situation? Je ne me plains pas de mon salaire et je ne cours plus après les augmentations. Je m’arme de courage et de patience afin d’entamer un virage à 180 degrés (toute aide est la bienvenue).

 

Une ballade en amoureux - Copyright MEK

Une ballade en amoureux – Copyright MEK

Le Mariage

Lorsque vous entrez dans cette fameuse décennie et que vous êtes en couple avec quelqu’un qui partage votre vie depuis plusieurs années, la question du mariage devra être évoquée.

Dès lors que vous avez quitté le foyer familial, votre CDI en poche, et que succombant au charme irrésistible de votre dulcinée, vous vous êtes installés ensemble, au regard d’un certain nombre de conventions sociales, vous êtes définitivement éligibles au mariage.

Comptez donc sur votre entourage pour vous administrer votre piqûre de rappel à chaque occasion avec ce désormais célèbre “alors vous deuuux, c’est pour quaaand?”

C’est le genre de sujet dont vous préférez avoir déjà discuté avec votre partenaire lorsque que vous vous faites harponner par ces fauteurs de trouble à l’allure innocente. Dans un couple, passé un certain nombre d’années de vie commune, l’un des deux y a forcément déjà pensé et a sa petite idée sur la question.

La dernière chose que vous souhaitez, c’est découvrir en live-and-direct ce que l’autre pense de cette question Ô combien fondamentale. Il est donc fréquent qu’au alentour de son 30ème anniversaire, l’on s’interroge sur le mariage et ses implications. Cela vient donc s’ajouter à la liste des décisions importantes que les gens prennent en général entre 30 et 40 ans.

N’en déplaise à celle qui partage ma vie aujourd’hui (chérie tu sais que je t’aime!) j’ai comme beaucoup d’hommes, une approche plutôt pragmatique du mariage et un certain nombre d’idées arrêtées sur la question.

1. Le mariage peut, à un instant T, être un symbole d’amour, mais n’est certainement pas gage d’amour éternel. En témoigne ce rapport du Ministère de la Justice qui indique que “globalement, les divorces ont progressé dans le sens inverse de la courbe des mariages et ont augmenté ces dernières années de 12%.” Ou encore cette étude où on apprend que “le nombre de divorces prononcés après moins de 3 ans de mariage ont augmenté de 50 % entre 1998 et 2003.” Frédéric Beigbeder aurait-il raison?

2. L’évolution des meurs a rendu la nécessité de se marier obsolète. La plupart des couples qui se marient, vit déjà maritalement avec la conscience d’être responsable l’un de l’autre et le sentiment de pouvoir compter l’un sur l’autre en cas de difficultés. Le mariage est de fait le dernier rempart légal lorsque l’amour n’est plus là.

3. Le mariage est un gouffre financier qui fragilise l’équilibre économique du couple. La pression sociale pousse certains à dépenser une fortune dans les préparatifs. Qui voudrait se jeter en pâture le jour de son mariage?

4. Le mariage civil est rapide, sérieux, et pas romantique pour un sou.

5. Le mariage religieux (au fait comment ça marche quand on n’est même pas baptisé?) est long, rasoir et n’est souvent qu’un prétexte pour que la femme réalise un fantasme: porter une robe de mariée à traine.

Ceci étant dit, je ne suis qu’un animal social. Et à l’instar de mes congénères, je n’exclus pas de me marier par amour pour ma chérie.

Mais pour l’heure, à la question “et vous deux c’est pour quand?”, je me contente de répondre que “pour le moment je n’ai pas d’argent!” Ceux qui sont déjà passés par là savent que l’argument est recevable. Les autres se contentent d’en rire.
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[Les Enfants, La Maison: Tout se joue entre 30 et 40 ans (partie 2)]

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One Response to Crise de la Trentaine: Tout se joue entre 30 et 40 ans (partie 1)

  1. Margarida 25 February 2014 at 14:04 #

    Un bon article, bien argumenté, je partage presque tous les avis et opinions.

    A 34 ans, après de multiples déménagements et expériences professionnelles par ci et par là et on va dire, pour être honnête, des postes de travail intéressants (peut-être pas en salaire mais en position sociale), et une fois maman d’un(e) petit(e) bébé, j’ai décidé de “me casser” (il y a un site qui s’appelle comme ça, non ?), d’essayer et de tenter de vivre de ce qui me plait vraiment. C’est un essai, un jeu, j’essaye de ne pas me mettre trop de pression même si ce n’est pas facile tous les jours et les remises en question reviennent bien souvent. Mais je n’ai pas envie de finir mes jours en ayant vécu que du stress et de l’insatisfaction professionnelle.

    Quant au sujet du mariage, effectivement, terrible question ! Par contre je t’ai piégé sur un truc :-), ton argument financier ne tient plus si vous faites comme nous, un mariage avec 10 personnes, civil, robe courte pour la mariée et pas de cravate pour le marié ! On a pu se payer un très bon et beau resto :-) Je n’avais (même si je suis femme et oui, je rêvais un peu d’un mariage) pas envie de faire tout le tralala de mariage et nous avons trouvé un bon compromis et sommes très fièrs de la manière dont nous avons organisé. Il faut aussi dire, que comme pour la maternité, un mariage à distance, famille ici et famille sur mon île adorée en Méditerrannée devenait aussi trop compliqué.

    Et j’arrête avec mon discours !

    Belle journée !

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