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Petite Philosophie Du Bonheur

Be Nice Be Cool Be Happy Everyday Forever

Be Nice Be Cool Be Happy Everyday Forever

Nous sommes des êtres complexes, dotés de capacités cognitives importantes. Notre cerveau est un système de traitement d’informations très puissant qui est en permanence soumis à des sollicitations extérieures.

Notre humeur résulte donc du traitement de ces informations et de leurs interprétations dans un sens positif ou négatif.

Dans ces conditions, comment définir le bonheur?

Et bien, le bonheur, serait un état de conscience dans lequel les situations extérieures sont traitées par notre cerveau et interprétées via un ensemble de processus mentaux, de façon à produire une spirale de pensées positives. Ces pensées engendrent à leur tour un sentiment agréable d’apaisement durable.

Le bonheur se trouve dans l’absence de désir matériel couplé à un état de contemplation de l’instant présent.

A) Absence de désir matériel

Nous passons beaucoup de temps à essayer de satisfaire des désirs matériels…

Derrière ces désirs se cache souvent un manque. Un manque qui provoquerait en nous le désir. N’est-ce pas?

FAUX!

Je crois au contraire que le désir précède le sentiment de manque.

Autrement dit, l’absence d’une chose dans un environnement donné n’est jamais à l’origine du désir.

Pensez-vous qu’une femme Touareg dans le désert, soit tentée de se dire “si seulement j’avais une paire de Louboutin, ou un sac à main Louis Vuitton, je serais la plus heureuse des femmes”? C’est peu probable!

Il y a encore 5 ans de cela, personne ne se disait “si seulement j’avais un iPad… il me faut un iPad!”

Et pour cause on ne peut pas désirer ce dont on a pas connaissance de l’existence.

En revanche, dès lors que l’on suscite le désir chez un individu, cela engendre le constat d’un manque: l’objet de la convoitise.

Mais d’où vient alors le désir?

Il est le résultat du traitement d’informations qui parviennent à notre cerveau. C’est une réaction à des stimuli.

Dans nos sociétés consuméristes, la publicité est en grande partie responsable de générer ces stimuli. L’industrie toute entière de la publicité  repose sur ce principe: créer un désir ex nihilo chez le prospect.

L’objectif étant de nous faire croire que nous sommes incomplets, médiocres… malheureux! Ils peuvent ainsi mieux nous vendre du bonheur à longueur de spots publicitaires.

Nous vivons dans une société qui stimule en permanence le désir et l’utilise comme moteur du développement individuel. Ainsi nous avons pour habitude de mesurer notre bonheur à notre capacité à satisfaire nos désirs matériels. Chaque fois que nous échouons, nous éprouvons le manque et un sentiment de frustration.

Finalement, le bonheur se trouverait peut-être dans l’absence de désir pour les choses matérielles qui ne sont que des leurres qui entretiennent l’illusion du bonheur de ceux qui les possèdent.

B) Contemplation de l’instant présent

Ce que j’entends par la contemplation de l’instant présent, c’est la pratique qui consiste à vivre dans l’instant présent autant que faire se peut, en se focalisant sur Ce Qui Est.

Il est très facile de se laisser aller à suivre le flot de nos pensées. De voyager dans le temps en activant des souvenirs du passé ou en fabriquant des scénarios qui, dans de nombreuses situations, ne servent pas nos intérêts immédiats.

Nous avons une fâcheuse tendance à blâmer notre situation actuelle qui est le résultat de choix que nous avons pu faire par le passé. Nous sommes tous coutumiers de la célèbre formule “si j’avais su, j’aurais [compléter par toutes ces choses que vous regrettez]“.

Nous adorons piocher dans le passé toutes ces choses qui sont les causes d’une situation dont on cherche à se débarrasser. Nous vivons souvent dans le souvenirs nostalgiques d’un passé qui n’est plus.

Et puis lorsque nous ne sommes pas tournés vers le passé, nous rêvons à un futur meilleur (dans le meilleur des cas) ou bien nous nous projetons dans l’avenir avec parfois la tentation de le noircir dans un pessimisme latent.

Souvent dans les périodes de transitions (comme celle que je traverse actuellement), il est très facile de se laisser submerger par le doute et de céder à la tentation des scénarios catastrophes.

Résultat, notre esprit est souvent occupé à voyager dans le temps. La question étant de savoir – comme le fait très justement remarquer Greg Hartle dans son article Memory And Imagination: Do They Serve You or Sabotage You? – si nous utilisons nos souvenirs et notre imagination pour nous servir ou nous saboter?

Quoi qu’il en soit, et à défaut d’utiliser notre passé et notre imagination pour notre bien, “rester dans l’instant présent” en accordant une attention totale aux petits gestes et moments de notre quotidien, peut bien souvent nous éviter d’être pollués par des pensées anti-bonheur.

 

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