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Confidences d’Un Homme En Quête De Cohérence

Confidences

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Je viens de finir la lecture du livre Confidences d’un homme en quête de cohérence de Thierry JANSSEN, dont le titre résume à lui seul l’état d’esprit dans lequel je me trouve actuellement.

Quitter mon emploi a été pour moi le premier acte fort de cette tentative de recherche de cohérence. Car finalement je me suis rendu compte, à la lecture de ce livre, que c’est bien de ça dont il s’agit: une tentative de me réinventer selon une nouvelle grille de valeurs, qui prendrait en compte à la fois la réalité objective du monde et mon aspiration à une certaine Joie de Vivre.

En effet quitter ce job sans savoir ce que j’allais faire m’a demandé du courage et probablement une dose d’inconscience. Mais je crois que j’avais besoin de ça à ce moment là. J’avais besoin d’un électrochoc pour mettre à mal cette routine qui commençait à faire l’effet d’une injection létale sur mon organisme tout entier.

C’est aussi une façon pour moi d’affirmer de façon claire mon intention, en indiquant à l’Univers ce dont je ne veux plus désormais. Et puis comme le dit très bien l’auteur dans cet ouvrage « il faut savoir faire de la place avant de remplir l’espace. »

On a coutume de dire que “la nature à horreur du vide”. Mais je me demande si cette expression n’est pas plutôt le reflet de notre propre peur du vide ?

Il n’y a qu’a voir comment, ayant sacralisé le travail salarié, nous sommes si prompt à condamner l’inactivité d’autrui, plaçant ainsi les chômeurs dans une position d’inconfort et de culpabilité. Ne dit-on pas que “l’oisiveté est mère de tous les vices” ? Ce n’est pas tout à fait exact. L’ennui est pour moi le vrai coupable !

L’oisiveté en elle-même n’a rien de néfaste. Au contraire ! C’est notre peur du vide et notre tendance à vouloir occuper le temps à tout prix, qui nous pousse parfois à nous livrer à des activités – ces fameux passe-temps – sans grand intérêt voire addictives. Candy Crush, ce célèbre jeux pour smartphone, en est l’illustration parfaite !

Ainsi, nous sommes en permanence à la recherche d’activités pour “passer le temps” ou pire encore “tuer le temps” libre – comme s’il s’agissait d’un ennemi à abattre – et nous nous plaignons en même temps de ne pas en avoir assez. Quel paradoxe !

Je dois dire que je suis moi-même encore en proie à de vieux démons qui me poussent parfois à m’occuper l’esprit en consommant de façon boulimique des heures de documentaires sur la crise économique, le travail, l’argent ou encore des vidéos de développement personnel me donnant l’illusion de faire quelque chose là où je ne fais que “passer le temps”.  Et puis confidences pour confidences, je dois aussi avouer que les sirènes légèrement vêtues de l’internet ont parfois raison de moi… j’ai honte !

Revenir à Soi est une aventure qui demande du temps. Un chemin qui ne peut être parcouru en brûlant les étapes – Thierry JANSSEN

Quand on a longtemps occupé un emploi au travers duquel les journées étaient réglées comme du papier à musique, on appréhende le temps libre. Il faut donc apprendre à l’apprivoiser. Mais surtout, il faut apprendre à s’apprivoiser soi-même. Il faut ré/apprendre à se retrouver seul face à soi-même, et accepter de se confronter à ce flot ininterrompu de pensées anxiogènes qu’on a tendance à refouler par le travail.

Comme je l’indiquais dans le bilan de ces 2 mois après ma démission, jusque là j’avais pas mal suivi le conseil de ceux qui m’avaient recommandé de ne pas m’isoler. Je m’étais donc attelé à participer à des meetup/rencontres thématiques. L’objectif étant bien sûr le partage et le retour d’expérience.

Cependant, avec le recul, je m’aperçois à la lumière de ce livre que nous prenons tous part à ces rencontres avec l’intention plus ou moins consciente de satisfaire les besoins névrotiques de notre Ego – besoin d’amour, de reconnaissance, de validation, etc – car, nous dit l’auteur, « l’Ego est une réponse à nos craintes, une stratégie de survie constituée de protections et de défenses, un Moi névrotique qui empêche de vivre au niveau plus essentiel du Soi que nous sommes profondément ».

Je comprends mieux cette sensation d’inconfort que je ressens par moment dans ces rencontres dès lors qu’il s’agisse de parler de Soi, alors même que je n’ai pas encore prix le temps de définir ce qui est Essentiel à mon être intérieur. C’est la raison pour laquelle je fini invariablement par parler de mon Moi névrotique (sic) et des peurs qui y sont rattachées.

Finalement, en me conseillant de ne pas m’isoler, certaines personnes ont projetés sur moi leurs peurs du vide et de la solitude.

Si je ne regrette absolument pas d’avoir participé à ces rencontres – rassurant ainsi mon Ego sur la cohérence de mon parcours – je prends conscience néanmoins qu’il me faut désormais parvenir à sonder les couches plus profondes de mon Être par un véritable travail d’introspection, voire de méditation, afin de faire jaillir mon Essence (sic) et ainsi donner un Sens à Ma Vie.

Il faut du temps pour revenir à Soi. D’autant plus de temps que c’est notre cohérence qui dessine le sens de notre existence – Thierry JANSSEN

 

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One Response to Confidences d’Un Homme En Quête De Cohérence

  1. Agathe 4 June 2014 at 19:58 #

    Salut Jérôme,

    Je ne comprends pas pourquoi tu as honte de passer du temps à regarder des documentaires ou surfer sur Internet. Candy crush ok mais Internet ou les docu ne sont pas une perte de temps car ils permettent d’apprendre un tas de choses. Il y a énormément de choses que je n’aurais pas découvertes sans cela ;)

    Une lectrice fidèle de ton blog depuis quelques mois

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